De la cordillère blanche à Cusco… En passant par la côte !

– du 29 août au 8 septembre 2019 –

p’tite fondue suisse dont on se souviendra longtemps !!!

L’aventure péruvienne est passée vite comme l’éclair. Après la côte pacifique et le Huascaran, nous avions traîné à Huaraz, le temps d’une fondue suisse partagée avec Kalima et Sylvain, deux cyclovoyageurs croisés sur la route du Punta Olympica (« Ah, c’est toi qui t’es fait mordre par un chien vers Pasto ! » #leptitmondedescyclo). Ils voyagent en vélos couchés (on a essayé, c’est pas de la tarte!), et ont monté tout un projet sur l’alimentation durable, à suivre sur www.worldfoodorama.com. Une chouette rencontre, et quels pros de la belote ! Sur leurs conseils, on avait dégoté une adresse d’hôtel parfait pour recharger les batteries, bien plus qu’il ne le fallait: « la Cabana ». Le top !

On avait aussi tenu à aller exporer, toujours à vélo, la route du changement climatique, soit l’ancien chemin qui relie la vallée de Huaraz à Huallanca et le reste des montagnes du Pérou. Il passe par le glacier Pastoruri, dont on prédit la disparition dans les décennies à venir.

quelques kilomètres après le début du chemin, vers le glacier Pastoruri

C’avait été la plus belle des routes jamais empruntées jusqu’alors, et en posant la tente à l’altitude du Mont Blanc, face à une lagune au pied du glacier Cajap, on s’était sentie seules au monde, libres comme l’air. Grandiose !

un peu avant le deuxième bivouac, seules au monde !
Choucroute into the wild

Dans l’histoire, un sympathique petit chiot baptisé « Choucroute » nous avait suivi deux jours durant. Le jour, il trottinait à nos côtés en aboyant sur les quelques véhicules de passage. La nuit, il montait la garde au pied de la tente, aboyant contre tout un tas d’ennemis imaginaires dont nous ne vîmes jamais pointer le nez. #silentnight… On l’aimait bien, ce bon vieux Chouk’, alors quand il a filé pour une troupe de chiens errants en cours de route, on était tristes !

L’arrivée à Huallanca sonnait la fin de notre séjour dans la cordillère blanche. Au-delà, en direction de Cusco, on aurait traversé la cordillère Huayhuash, puis d’autres sommets à perte de vue, dans un Pérou des plus isolés, où l’expérience d’autres cyclovoyageurs n’était pas douce concernant l’accueil des étrangers. Mais ç’avait l’air tellement beau.

panorama, avec au loin, la cordillère Huayhuash, avant de redescendre vers Huallanca

Finalement, pour tout un tas de raisons, nous ne rejoindrions pas Cusco à vélo, mais en bus, en passant par Lima où l’on espérait trouver de quoi remettre la tente à neuf. Nous allions aux devants de longues heures de contorsion sur nos sièges, à tenter de roupiller avec toujours en bruit de fond un chef-d’œuvre de la cinématographie américaine trié sur le volet par la compagnie de bus. On ne se souviendra que trop bien du vu et revu « Aquaman », qui a le mérite certain d’avoir participé à l’amélioration de la langue castillane pour nombre de gringos en vadrouille. C’était si long !

A cette époque de l’année, la ville de Lima n’est pas très engageante. Comme plus au nord sur la côte, une brume jaunâtre recouvre le littoral une bonne partie de la journée, avec en plus la pollution inhérente à la concentration humaine. On dit qu’un tiers de la population péruvienne y vit, et quand on voit la marée de briques qui s’étend sur des kilomètres et des kilomètres en arrivant en ville, on veut bien le croire ! Au milieu de tout ça, on n’vous raconte pas la mission, à la recherche de notre arceau de tente spécial MSR Hubba Hubba, que personne n’a sur le continent. Quel échec. Au moins, on aura rencontré pas mal de taxi drivers sympas comme tout, dont un qui ne manqua pas de nous faire profiter de ses talents de chanteur du dimanche. A l’heure de pointe dans les bouchons, inarrêtable le gars ! On aura quand même été faire un tour du côté du quartier historique, à la recherche de ruelles de charme. C’était gris, ça grouillait, et en rentrant, on était aussi fatiguées des transports en commun qu’après le tour du Huascaran à vélo.

Heureusement, dans le quartier chic de Miraflores, où l’on séjournait, ça regorgeait de petites adresses gourmettes. En trois jours, on avait repris les kilos perdus dans les montagnes. Pas anorexiques les filles, mais à la fin y’avait plus rien dans l’portefeuille ! Mine de rien, c’était reposant de séjourner dans un univers un peu « comme à la maison », même si assez déconcertant de voir le contraste avec le reste du Pérou. On avait changé de pays !

Puis, après avoir été contempler l’océan depuis la falaise d’où partent les parapentistes du coin ( c’était beau, tout de même!), on rembarquait pour Cusco, à « seulement » 22 heures de bus annoncées. Quand la neige bloqua l’un des derniers cols à passer au petit matin, les 22 heures devinrent 27. Nous étions entrées dans un monde parallèle, où le bus ne s’arrêtait que pour nous laisser avaler un bouillon de poule avant de reprendre la route, condamnées à regarder Aquaman en boucle pour l’éternité. C’est après ce trajet que nous fîmes le serment de ne plus prendre de bus jusqu’à la Patagonie. #claustro !!!
ENFIN débarquées à Cusco, on rejoignait le repaire de cyclo « La Estrellita », d’où nous allions bientôt accueillir notre troisième mousquetaire Tiphaine, le temps de la tant attendue traversée du lac Titicaca.

La vraie vie !

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