Une pause à Quito : des ruelles chargées d’histoire au sommet des volcans alentours

– du 11 au 19 juillet 2019-

Il est un mot d’ordre chez les cyclistes baroudeurs : fuir la ville, sa circulation infernale, sa pollution sonore. Nous pensions donc faire une courte halte à Quito, le temps de visiter un peu, et surtout d’organiser la suite de l’aventure. Vite, rejoindre la campagne, et pédaler vers les sommets légendaires de ce p’tit bout de monde. 

Mais une fois arrivées chez Santiago, mécano de bécanes installé avec sa famille et leurs trois chiens à deux pas de la capitale, l’envie nous prit d’aller en explorer les ruelles à pattes, comme au bon vieux temps. De fil en aiguille, avec la vie « au jour le jour » pour mot d’ordre, nous y serons restées 10 jours. Pour mille raisons. Au moins.

Déjà, le cadre.

Vue de Quito depuis l’ascension du Rucu Pichincha

Un océan urbain à 2500 mètres d’altitude, qui s’étend sur 40 kilomètres de longueur, avec à l’est « petites » collines le séparant d’une banlieue prospère baignée de soleil, et à l’ouest, l’imposant volcan Rucu Pichincha, qui culmine à 4700 mètres d’altitude et beaucoup de poussières. C’était d’une beauté contrastée très particulière, qui laissait songeur. Comment un peuple avait-il pu s’installer aussi profondément dans un environnement aussi menaçant ?

Puis, l’Histoire.

Le couvent San Francisco, à Quito

Des ruelles du centre historique classé à l’UNESCO au quartier moderne de la Mariscal, on perçoit la complexité d’une culture tiraillée entre ses origines indigènes, son histoire coloniale, et son désir de modernité, avec son inéluctable « noraméricanisation ». Beaucoup de musées sont là pour aider à mieux en connaître chacun des aspects (sauf en ce qui concerne l’américanisation, qui parle d’elle-même).

Enfin, l’appel de la montagne.

En bonnes grenobloises, impossible de s’enlever l’idée de prendre de la hauteur. Quoi de mieux pour s’acclimater que d’atteindre le sommet le plus proche ? Et puis il y avait ce fameux Cotopaxi, au parfait cône enneigé, qui nous avait émerveillé à notre approche de la ville. On se voyait déjà à son sommet, au lever du jour, à admirer le pays des volcans d’en-haut. Impossible de passer notre route.

Le volcan Cotopaxi dans sa mer de nuages

Nous avons donc arpenté le centre historique aux ruelles jamais plates, explorant les multiples témoignages du passé colonial de la ville.

La cour intérieure du couvent San Francisco

Entre élégants couvents et somptueuses églises aux intérieurs couverts d’or, dans le style baroque du XVIème siècle, musées et maisons aux intérieurs d’époque, nous aurions pu y passer nos journées.

L’élégante Plaza Grande, où certains viennent prêcher la bonne parole… Sacré ambiance

C’est d’ailleurs ce que fit Steph, un jour où Émilie feignait l’embarras gastrique (#blague, elle était vraiment malade). Moment de grâce ultime rencontré à l’intérieur de l’église de la compagnie des Jésuites (que d’or !), où nous attendait une répétition de l’Orchestre National Junior de Quito. 

C’était aussi l’endroit de choix pour s’introduire à la culture pré-colombienne, qui est en fait au cœur de la vie des équatoriens, comme nous allions le comprendre ensuite.

Visages indigènes, Oswaldo Guayasamín

Mention spéciale pour le très didactique musée d’art pré-colombien, et gros coup de cœur pour l’œuvre d’Oswaldo Guayasamin, artiste contemporain équatorien amoureux de son pays, dont la sensibilité nous a beaucoup touchée. Si vous passez par-là, allez visiter sa fondation, ses oeuvres sont d’une vérité boulversante.

Ensuite, nous avons sauté dans le TeleferiQo, pour rejoindre le sentier qui mène au sommet du Rucu Pichincha, d’où nous n’avons pas vu grand-chose dans la mer de nuages qui s’y était accrochée. Nous avions prévu de partir 2 jours en refuge pour rejoindre le sommet du Guagua Pichincha, mais le temps en avait décidé autrement. Qu’importe, le confort de la ville nous tentait bien aussi, en petites aventurières du dimanche que nous sommes.

Le sentier qui mène au sommet du Rucu Pichincha
Même sans le soleil, c’était chouette !

Enfin, sur notre lancée, nous avons dégoté un guide, direction le parc Cotopaxi, pour tenter l’ascension de son volcan légendaire. Entre temps, Steph avait passé le flambeau de la turista à Emilie, qui la lui avait de nouveau refourguée. Autant vous dire qu’on n’était pas bien fraîches le matin en retrouvant le guide. #j’yvaismaisj’aipeur ! (Vous trouverez le récit de cette expérience magique dans l’article dédié).

Les petites alpinistes du dimanche, à la veille de l’ascension

Quito mérite qu’on s’y attarde, c’est toute l’âme du pays que l’on y trouve. Nous aurions eu encore beaucoup à découvrir en y restant davantage. Si vous y passez, flânez-y quelques jours, échangez avec ceux qui y vivent, vous comprendrez. On a adoré.

Mais comme l’aventure, c’est extra (!!!), nous finîmes par réenfourcher les bécanes pour aller zigzaguer entre les volcans, jusqu’à Cuenca. Nous n’étions pas au bout de nos belles découvertes !

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