De Pasto à Ipiales, et jusqu’en Equateur !

– du vendredi 28 juin au mardi 2 juillet –

A Pasto, perchée à quelques 2700 mètres d’altitude, on sortit les doudounes (ouiiiii) et on s’offrit un peu de repos. Après une première matinée consacrée à vacciner Émilie contre la rage (hôpital, quand tu nous tiens !), et beaucoup, beaucoup de farniente, nous fûmes à deux doigts de manquer le quart de finale de la Copa America ! Mais Colombie-Chili, on ne pouvait pas rater ça. D’autant plus que Miguel nous avait concocté une petite soirée locale avec la famille de José, le cousin de Boris del Bordo (oui, pour nous aussi c’est un peu dur à suivre). Alors avec Séverine et Antoine, deux belges fraîchement débarqués d’Équateur (à vélo, évidemment), on s’engouffra dans la voiture déjà pleine, direction LE bar à salsa de la ville, transformé pour l’occasion en bar-ciné. C’était bonne ambiance : montagnes russes à chaque approche de la surface de réparation, cris stridents à chaque menace chilienne… Bon, finalement, la Colombie perdit aux tirs au but. Un peu dur pour tout le monde, mais pour nous, ça ne tombait pas trop mal, vu que nous projetions de passer la frontière bientôt ; et puis ça ne nous empêcha pas d’enflammer le dance floor pour la suite de la soirée ! Désormais, nous dansons la salsa à merveille. On vous montrera un jour… Peut-être.

Après cette soirée, il nous fallait bien un jour de repos, pour récupérer. Donc on s’est reposées, encore. D’autant plus qu’on était bien, dans notre petite tente à la Casa de Ciclistas de Pasto. 

Le lendemain, nous enfourchions nos vélos en direction d’Ipiales, accompagnées de notre cycliste mexicain préféré, avec le doux souvenir de cette parenthèse Pasto-ienne. Comment ? La morsure ? Quelle morsure ?

Emilie et Miguel en haut du col de Pasto

Jusqu’à Pedregal, ville-étape avant Ipiales, la route était en travaux. Même le dimanche, de bon matin, nous pouvions voir les pelleteuses grimper à flanc de montagne, pour élargir cette portion de la panaméricaine. Le trafic était dense, donc, mais après un col à 3200 mètres d’altitude, ce n’était que de la descente, pour une fois. Et quelle descente ! Pendant une trentaine de kilomètres, nous fendions l’air, ébahies de voir comment l’Homme a pu tailler une telle avenue dans des montagnes si vertigineuses, et comment il continuait d’aménager cet environnement pourtant clairement hostile. C’était saisissant de beauté, jusqu’au pont surplombant le profond canyon de Pedregal. 

Pedregal, c’était moins joli : tout petit bled de passage, où il n’y a rien d’autre que trois hôtels de bord de route, de la poussière, et des échoppes au bord de la Panam’ qui proposent toutes le même menu du jour. Pour Stéphanie dont l’estomac était resté à El Remolino, c’était bien rude.

Vingt-quatre heures plus tard, nous fêtions notre arrivée à Ipiales, après une dernière journée à grimper dans les montagnes colombiennes.

Sur la route d’Ipiales

Cette fin de parcours, non pas des moindres, fut sans doute la plus belle portion de panaméricaine empruntée en Colombie. Peut-être est-ce parce que c’était la dernière du pays, en tout cas l’étape nous parut longue. Mais quand on arrive à Ipiales, comme par magie, la pente s’inverse ; plus de montagnes vertigineuses, mais la vision de collines verdoyantes là-bas au loin, sans doute l’Equateur ! Alors dès les premiers mètres de descente, nous oubliâmes tous les coups de pédales passés, heureuses de pouvoir bientôt dire : on a traversé la Colombie à vélo (oui, bon, la moitié…).

Le sanctuaire de Las Lajas

Avant de quitter la Colombie, nous tenions à découvrir le sanctuaire de Las Lajas, église catholique construite au début du XXème siècle à flanc de falaise dans le fond d’un canyon, à deux pas de la frontière. Un petit tour en bus plus tard, nous étions sur les lieux, à admirer la fête des lumières version colombienne sur la façade de la basilique. Sacré moment pour clôturer notre aventure colombienne !

Quand nous passâmes la frontière, le lendemain matin, toujours en compagnie de Miguel, nous étions vraiment fières du chemin accompli. C’était dingue, de se dire qu’on avait grimpé tout ça avec nos petites guiboles. Mais la route continuait, et désormais nous voyions loin devant, vers les volcans enneigés de l’Equateur, jusqu’au Pérou… Vivement !

A la frontière équatorienne


Bravo Maracuja, bravo Majangoma, Viva Colombia, y ! Vamos Ecuador !

3 commentaires sur “De Pasto à Ipiales, et jusqu’en Equateur !

  1. Si vous estimez avoir traversé la moitié de la Colombie, vous pouvez affirmer que vous avez parcouru une fois la France, la Colombie est en superficie deux fois notre pays. Alors, pour une première, vos mollets ont bien travaillé. Bravo les filles.

    J'aime

  2. Vous pouvez être super fières les filles en tout cas nous on vous trouve géniales. Les filles adorent vos videos et nous aussi. Bon choix musicaux…On vous suit avec grand plaisir et un peu de nostalgie. Continuez comme ça on attend la suite des aventures et surtout profitez bien. Pleins de bisous de la Crapez Family

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s