De la zona cafetera à Cali

– du 16 au 20 juin –

Emilie sur la Panam’

De la région montagneuse du café à Cali, ça descend, puis c’est tout plat. Gros changement de rythme, donc, et en deux jours nous avions parcouru les presque 200 kilomètres qui séparent ces deux mondes. Oui, deux mondes, car des tranquilles villages caféiers à Cali « la caliente », qui grouille la journée et danse le soir, ça changeait drôlement ! C’était le début de notre voyage sur la Panam’, cette fameuse route qui traverse toute l’Amérique. On ne pensait pas, mais on a kiffé ! Après tous ces mètres de dénivelé, rouler dans le fond de la vallée du Rio Cauca était un jeu d’enfant. Nous pédalions sous le ciel bleu, musique aux oreilles, hypnotisées par le spectacle des champs de canne à sucre qui défilaient, la cordillère comme rempart de part et d’autre.  Cette portion de la Panam’ grouille de vie, et en partant tôt le matin, on voyait dès le lever du jour des gens surgir de toute part, marchant le long de la route, hélant un bus, pédalant parfois avec nous. Un chouette tableau de vie. Et cette lumière !

Notre arrivée triomphante à Cali

A Cali, nous étions o-bli-gées de faire halte quelques jours. Au programme : récupérer la carte bleue d’Emilie (une sale histoire, un grand merci à Charlotte, Adriana, et Vicky !!!), suivre le prochain match de la Copa America, connaître la ville où a grandi la tante de Stéphanie, et surtout apprendre la salsa ! 

L’église de la Merced au bout du « Bulevar »

C’est une ville contrastée. Entre le charmant quartier colonial de San Antonio, le centre-ville qui grouille, et les vendeurs de coke à la sauvette sur le très moderne « bulevar », il est difficile de s’en faire une idée juste en seulement quelques jours. La ville est entourée d’un côté par les vertes montagnes de la cordillère occidentale, et de l’autre par une étendue plane qui se perd à l’horizon.

C’est grand !

Une rue de San Antonio

Nous avons aimé découvrir les ruelles tranquilles de San Antonio, où se côtoient instituts de danse, galeries d’art, hôtels de charme et restos branchés. Son parc surplombant la ville était particulièrement agréable, surtout le soir venant, à voir la lune illuminer Cali. Nous avons adoré nous perdre dans le centre-ville à la recherche d’une vis pour la sacoche cassée du vélo de Steph. Cela nous aura fait découvrir que, là encore, tout était bien rangé malgré une première impression inverse… « Vous cherchez une vis ? Allez voir dans la rue des « tornillerias », évidemment ! ». Pour la trouver, il fallait traverser la rue des camisetas de football, puis celle des chaussures, puis celle des slips, des tubes pvc, et même celle des mannequins de vitrines de fringues. Incroyable !

Vicky et nous

Nous avons surtout apprécié l’accueil chaleureux de Vicky Cruz, amie de la tante de Steph qui avait eu vent de notre passage. Là encore, quel accueil !

On nous avait dit que Cali se vivait de nuit, dans la fièvre des bars à salsa. Ceux qui nous connaissent un peu savent combien ce type de promesse peut nous allécher. Pourtant, après une soirée à regarder les calenios se déhancher sur la piste à damiers, on s’est dit qu’il nous faudrait encore un peu d’entraînement avant de nous joindre à eux. P’tites joueuses.

El Cristo Rey de Cali

Après avoir grimpé jusqu’à la colline du Cristo Rey (statue géante du Christ dont les sud-américains ont le secret), pris un bain de foule le temps de voir gagner la Colombie contre le Qatar, et retrouvé Rupert, le temps d’une soirée « so british », on est reparties vers le sud, direction l’Équateur.

Pour connaître Cali, il faudra revenir, plus longtemps, se mêler aux gens et vivre pleinement au rythme de cette ville à l’énergie folle. 

El puente ORTIZ, évidemment.

2 commentaires sur “De la zona cafetera à Cali

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